
La Finlande a déposé sa candidature à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2013–2014. Les élections devraient avoir lieu à New York le 18 octobre 2012. Le Conseil de sécurité est une entité essentielle de l'ONU, responsable du maintien de la paix et de la sécurité dans le monde. Il est composé de cinq membres permanents (Royaume-Uni, Chine, France, Russie et États-Unis) et de dix membres non permanents.
Les atouts de la Finlande sont son engagement à long terme dans les opérations de l'ONU, une politique extérieure indépendante et une capacité opérationnelle reposant sur une administration compétente des affaires étrangères. La Finlande bénéficie d'un profil stable au sein de l'ONU : elle a été membre de cette organisation pendant plus de 50 ans et durant cette période, son impact sur l'ONU a été bien plus important que la taille de ce pays n'aurait pu le laisser présager. La Finlande présente le profil d'un opérateur actif, polyvalent et fiable.
L'un des avantages particuliers de la Finlande réside dans la nature des actions entreprises, exhaustives et à long terme. La Finlande constitue un soutien fiable aux politiques de maintien de la paix de l'ONU et dispose d'un savoir-faire dans la gestion des situations de crise, qu'elles soient d'ordre militaire ou civil. La Finlande est également connue pour ses actions engagées en faveur des droits de l'homme et du développement, dans différents secteurs du contrôle des armes à feu, ainsi que pour ses travaux visant à renforcer le droit international. L'intérêt de la Finlande pour la paix et la sécurité dans le monde se traduit par sa participation aux négociations d'accords de paix et par son combat pour l'amélioration de la condition féminine.
Cette candidature, qui constitue la troisième tentative de la Finlande de devenir membre du Conseil de sécurité, représente la volonté du pays d'assumer une plus grande responsabilité en tant que membre de la communauté internationale. La candidature finlandaise est un projet national, dans lequel s'investissent tous les dirigeants du pays, et qui avait été décidée par le gouvernement dès 2002.